Didier Doc Pilot
Comment as-tu connu Alan Jack?
Dans le courant des années 80's, mais je l'avais vu en concert pour la première fois en 74 avec Magnum, et je suivais "son aura" depuis 72 au travers des vieux rock'n folk, et la première personne qui m'a dit le connaître était Michel Bruneau qui était alors le batteur de mon groupe PP Novo, en 1980...
A quelle occasion l'as-tu rencontré?
A l'ancien Petit Faucheux (ndlr:Tours), nous venions de terminer un set du premier X ray pop, en duo avec Zouka et une performeuse peintre ...il est arrivé avec Jack Bechy (ndlr:un bon ami) et Aurélia (ndlr:sa fille) , j'étais dans mes petits souliers, et malgré son état nauséeux il dégageait grave, avec un regard très bizarre, intense et habité. Après, je l'ai vu revenir régulièrement lors de mes diverses aventures artistiques, toujours à donner le conseil juste, à donner la voie à prendre et celle à éviter, et pourtant à l'époque j'étais loin de faire du blues ou d'approcher ce style...
Quels souvenirs t'a t-il laissé?
Un être d'exception...mon plus grand regret est de n'avoir pas eu le temps , la maturité et la chance d'avoir une expérience artistique avec lui...Je l'ai un peu vécu ensuite en jouant une dizaine d'années avec les frères Gicquel, et un an avec Piêro. Pour moi c'est un maitre,un compagnon du devoir de ce que devrait toujours être l'art: excellence, passion et dépassement au delà de toutes les lois du marché....Alan Jack fut un aristocrate.
