Françoise Céline et Julien
Article index
La compagne de Jack au début des années 80 et ses deux enfants.
Nous avons vécu ensemble à Choiseau, un corps de ferme situé dans le Sud de l'Indre et Loire, à Sepmes. A proximité d'une rivière, entourée de champs de maïs et de fermes fromagères (ma passion pour le fromage "Sainte Maure" date de ce temps-là!). Le lieu était magnifique. Mon père y avait aménagé un studio d'enregistrement et de répét. Il s'était "rangé" et était devenu prof de piano et de chant pour les jeunes du coin.
Je me souviens très bien d'un conseil de mon père: "quand tu vas à l'école, ou au village, il vaut mieux ne pas dire où tu habites et qui sont tes parents". Il ne fallait pas qu'ils sachent que je venais de cette ferme de marginaux. Je me souviens aussi des enfants de l'école qui se moquaient de mes chemises de "bab" à froufrous, concoctées par ma tante. Je me souviens de ceux qui se moquaient de Céline quand elle prononçait le mot "rose" avec son fort accent du sud. Je n'ai pas que des bons souvenirs de cette campagne profonde peu ouverte d'esprit. De très bons souvenirs par contre de Françoise que j'ai considéré comme une seconde mère à un moment où mes propres parents étaient un peu trop destructurés. Elle était devenue mon pilier. De très bons souvenirs aussi de Céline et Julien qui étaient comme mes véritables frères et soeurs. J'ai aimé cette famille reconstruite, dommage qu'elle se soit un peu trop vite déconstruite.
Pour la petite anecdote, je me souviens que le groupe Téléphone était venu répéter chez nous ou préparer un album, je ne sais plus trop.
